Saskia Olde Wolbers, les TIC et la projection internationale

Quelle forme d’art ?

L’art visuel utilise plusieurs modes d’expression, il correspond à toutes les perceptions que peut avoir l’œil. Il englobe les arts plastiques traditionnels auxquels s’ajoutent les techniques nouvelles : la photographie, le cinéma, l’art vidéo et l’art numérique, mais aussi les arts appliqués, les arts décoratifs (art textile, design, marqueterie…) et l’architecture.
A propos de son œuvre Yes, these eyes are the windows, dans un clip promotionnel réalisé par Artangel, Saskia OW livre une réflexion intéressante : « La technologie est utilisée dans l’installation mais on ne peut la voir, elle agit comme une métaphore de la mémoire ». Cet endroit délabré, longtemps à l’abandon, a été ré-habité grâce à son inscription au titre de monument historique. Le film créé à partir de la maquette de ce lieu fantomatique est un patrimoine faisant partie d’une mémoire collective. C’est d’ailleurs ainsi que la France considère l’audiovisuel (1).

En quoi utilise-t-elle les TIC ?

Le film utilisé par Saskia Olde Wolbers fait appel à une technologie. Même si la vidéo est au départ analogique, elle est retravaillée à partir de logiciels numériques avant d’être diffusée.
Le mot « vidéo » vient du latin « video » qui signifie : « je vois ». Selon l’encyclopédie Larousse, la vidéo est l’ensemble des techniques relatives à la formation, l’enregistrement, le traitement ou la transmission d’images ou de signaux de type télévision. Son invention date du 22 mars 1895, date à laquelle les frères Louis et Auguste Lumière ont déposé le brevet du cinématographe. Ils font la démonstration de leur invention devant une assemblée de scientifiques en organisant une projection « corporative » dans les locaux de la Société d’encouragement à l’industrie nationale, rue de Rennes à Paris. Le film présenté se déroule à Lyon et s’intitule La sortie des usines Lumière. Il constitue le premier film de l’histoire du cinéma.
Le son et l’image existaient donc bien avant 1914 mais « le premier conflit mondial et la démocratisation de techniques encore confidentielles avant lui ont fait basculer le XXème siècle dans le monde audiovisuel, celui de l’image, puis de l’image animée, puis de l’image et du son conjugués. » (2)
Le film est désormais attaché à la technologie. Guy Deniélou, fondateur de l’Université de Technologie de Compiègne, propose de définir la technologie comme  » le nom que prend la science quand elle a pour objet les produits et les procédés de l’industrie humaine « . Le mot technologie renvoie à la notion d’artefact (techne en grec) et à celle de sciences (logos).

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