Saskia Olde Wolbers-L’artiste individuel, les TIC et la projection internationale

1/ L’artiste

1.1 Etude de cas : l’artiste Saskia Olde Wolbers

En quoi est-elle une artiste internationale ?

Saskia Olde Wolbers est une artiste hollandaise qui s’est établie à Londres avant le début de sa carrière. Elle est née aux Pays-Bas en 1971 et est venue s’installer avec ses parents à Londres alors qu’elle avait 17 ans. Elle a commencé avec le dessin et a ensuite fréquenté the Chelsea College où elle a étudié la photographie, la sculpture, la peinture, l’écriture. Elle a commencé à utiliser la vidéo à partir du milieu des années 1990. Saskia Olde Wolbers a exposé dans de nombreux musées, galeries et espaces publics tant au Royaume-Uni qu’à l’étranger.

Son œuvre

Saskia Olde Wolbers a reçu de multiples prix tout au long de sa carrière, dont le London Artists’ Film and Video Award en 2007, le prix Beck’s Futures en 2004, le Baloise Art Prize en 2003, le prix Charlotte Köhler en 2002, le Prix de Rome (film/vidéo) en 2001. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques et privées, comme au Stedelijk Museum à Amsterdam, au Hirshhorn Museum à Washington, dans la Goetz Collection à Munich, à la South London Gallery et au Museum of New and Old Art en Tasmanie.
La vidéo représente pour Saskia OW la possibilité de réunir plusieurs modes d’expression.
Ses courtes vidéos narratives mêlent des scénarios fictionnels soigneusement élaborés et des visuels évocateurs d’environnements surnaturels. Rappelant l’imagerie numérique, ses visuels aqueux sont entièrement analogiques, tournés en temps réel dans des décors en maquette puis retravaillés avec des effets sur ordinateur. Objets squelettiques, architectures et formes vivantes se voient conférer une « peau » une fois trempés dans la peinture et plongés sous l’eau. Les matériaux se trouvent animés par cette confrontation imprévisible de l’huile et de l’eau et deviennent alors matière dégoulinante, suintante et ondulante, oscillant entre figuration et abstraction. Ces enregistrements de procédés sculpturaux et chimiques subvertissent la dimension de vérité qu’implique le fait de filmer la réalité. Des narrateurs hors-champ abordent la fluidité des faits à travers des biographies faisant résonner les notions de traduction et de vraisemblance. Ses vidéos intègrent des bandes sonores composées par Daniel Pemberton, célèbre pour la création d’un hybride ingénieux de médiums musicaux – de l’électronique à l’orchestre – dans tout son travail cinématographique et télévisuel.
« Dans Yes, These Eyes are the Windows, je présente la maison comme une narratrice invisible, déroulant un récit fictionnel, qui raconte la mythification de Van Gogh et l’incroyable emprise de sa présence fantomatique sur son destin et celui de ses propriétaires. Van Gogh est un artiste très connu, non seulement pour son œuvre, mais aussi du fait de son parcours de vie peu commun, qui vient singulièrement renforcer le cliché ultime de l’artiste en flâneur romantique et génie torturé. Il possède un incroyable pouvoir d’attraction sur les gens et je trouve que la maison en vient elle aussi à attirer énigmatiquement les gens à elle. »

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